Le développement de son entreprise à l’international avec mon invité Shawn Young | L’Accélérateur #047



Je reçois aujourd’hui Shawn Young de Classcraft. Cette jeune startup est maintenant présente dans plus de 75 pays et a plus de 3 millions d’utilisateurs à travers le monde et ce après seulement 3 ans d’existence. Shawn Young viendra nous parler de comment assurer le développement de son entreprise à l’international.

Shawn Young de Classecraft

Voici la transcription de l’entrevue avec Shawn Young de Classcraft:

Marco : Alors on est avec Shawn Yan aujourd’hui de la compagnie Classcraft. Merci beaucoup d’avoir accepté l’invitation d’être sur l’accélérateur c’est très très apprécié.

Shawn Young : Merci à toi, c’est un plaisir d’être là.

Marco : Shawn, je te laisse quelques minutes pour te présenter puis présenter Classcraft également pour nous dire un peu ce que ça fait avec ClassCraft et ce que toi t’as fait c’est quoi ton cheminement à travers tout ça.

Shawn Young: Bonjour à tous les auditeurs. Je m’appelle Shawn, je suis le PDG de Classcraft. Classcraft c’est une plateforme qui permet de transformer l’éducation en jeux vidéo. Ce n’est pas un jeu de mathématique ou un jeu pour apprendre la lecture, c’est vraiment une interface qui permet de faire en sorte que venir à l’école devient plus comme un jeu. On utilise des mécaniques de jeux vidéo, jouer en équipes. Pleins de mécaniques qui font que les jeux sont motivants. On les applique à la vraie vie à l’école. Puis venir à l’école devient attrapant pour les jeux. On a lancé ça en août 2014. Maintenant dans 75 pays, on a plus que 3 millions d’utilisateurs dans notre plateforme. On est vraiment parti d’une idée qui est maintenant une plateforme reconnue mondialement comme le leader en gamification en éducation. On est basé à Sherbrooke et on a aussi un bureau à New York parce que mon co-fondateur c’est mon frère qui est basé à New York, et puis notre père qui est basé à Sherbrooke aussi. L’histoire comme tout a commencé c’est que j’étais enseignant pendant 10 ans au secondaire j’enseignais la physique. Puis à travers ça, j’ai aussi fais de la programmation de sites web puis je travaillais avec mon frère qui lui était designer directeur artistique comme j’étais à New York ou est-ce qu’il me trouvait de gros contrats il faisait le design la partie client et moi je faisais le développement à Sherbrooke. On travaillait comme ça pendant 10 ans, 3 ans pour Channel et un peu de projets avec Microsoft des cours en ligne pleins de choses comme ça. Quand j’ai eu l’idée pour Classcraft, ce n’était pas dans l’idée de produire comme ça c’est vraiment… j’avais des clients puis j’enseignais. Je me cherchais pas à partir en affaires, mais j’ai eu l’idée pour Classcraft pour commencer ces cours que l’école c’est plus comme un jeu. J’aime beaucoup les jeux vidéo. L’enseignement, la programmation, puis des jeux puis j’ai conçu un prototype que j’ai utilisé pendant 3 ans avec des élèves juste comme quelque chose que je faisais. Puis un bon jour vers Janvier 2013, j’ai décidé de mettre un site en ligne juste pour dire ce que je faisais. Puis, c’est allé en ligne,c’est tombé sur Reddit et il y a eu 130 000 personnes qui sont venues sur le site. Au bout de la semaine, il y avait eu un quart de million visites. Des journalistes qui ont commencé à m’appeler, la BBC, d’autres publications en Europe. Je recevais une tonne d’emails chaque jour de profs qui voulait le jeu mais c’était impossible parce qu’il n’y avait pas de compagnie. C’est à ce moment-là qu’on a décidé avec mon frère et mon père qui était comme ça retraité comptable dans des grosses compagnies. Comme on dit « the rest is history »

Marco: Ton background de prof pour t’avoir entendu en conférence, tu nous disais que toi-même tu étais dans le temps en train de décrocher à un certain moment au moment où tu étais étudiant. Qu’est-ce qui a fait qu’à un moment donné en tant que prof tu t’es dit, okay, il faut que je me lance là-dedans. Est-ce que c’est une conjugaison de tes passions personnelles que tu es arrivé avec la possibilité de faire un business. Qu’est-ce qui a fait qu’a un moment donné avec un background d’étudiant qui est sûr de décrocher qui finalement devient prof de physique qu’à un moment donné tu te relance avec une entreprise qui aide les étudiants à se raccrocher justement à l’école puis à version un peu différemment?

Shawn Young: On n’a vraiment pas eu une bonne expérience à l’école. C’est un peu ironique que je sois devenu prof, mais comme prof, mon but c’est de faire en sorte que pour les élèves être à l’école ça ait un sens pour eux. Quand je m’ennuie c’est une manque de sens. On parle pourquoi on répète ça. Comme prof, je voulais vraiment faire en sorte que pour les élèves, ça soit plus significatif. Une façon de faire ça c’est de leur faire de bons cours de faire des trucs excitants. J’avais pleins de projets on construisait des montgolfières pour apprendre les lois de la physique. Ultimement, Classcraft est sortie de ça aussi. Cette idée-là de comme on peut faire pour donner un sens à l’école. On peut utiliser un medium qui est culturellement c’est créatif pour les jeunes les jeux vidéo, quelque chose qu’ils connaissent bien qui passe beaucoup de temps avec. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont créés. C’est motivant de jouer à des jeux. On passe beaucoup de temps et on a des sentiments de progression pour prendre les décisions. Il y a pleins de choses la dedans qui font en sorte que les jeux fonctionnent. Moi c’est vraiment une aide de donner un sens à l’école pour les élèves via une plateforme comme ça ce qu’on permet c’est à n’importe quel prof de prendre n’importe quel groupe et rajouter un couche de son utilisation puis d’engagement dessus.

Marco: Aujourd’hui, on va parler de comment t’as réussi à prendre cette entreprise-là qui une entreprise qui est issue de tes passions et que tu as par la suite amené à l’international. Tantôt t’as parlé du nombre de pays dans lesquelles Classcraft était maintenant… qui est concrètement des utilisateurs à l’intérieur de ces pays-là c’est combien de pays présent au niveau…

Shawn Young: 75 pays.

Marco: Et combien d’utilisateurs présentement?

Shawn Young: 3 millions, un peu plus que 3 millions.

Marco: Un peu plus de 3 millions, voila. Donc vous avez pris l’enfant ce qui est en passion, vous avez transformé ça vous êtes dans le milieu de l’éducation. On sait que dans le domaine de l’éducation le budget c’est très très serré. Comment on parvient à développer à l’international dans un milieu qui est extrêmement serré. Comment on parvient à faire une entreprise qui est capable de générer des revenus avec ça?

Shawn Young: Pour nous le secret a té les profs. Si je pense que les gens qui ont de la difficulté à croire en ce marché, souvent ils vont passer par vendre des écoles. Nous dès le départ on se dit on va faire ceci mais on ne va pas vendre des écoles. On le fait maintenant, mais au début ce n’était vraiment pas l’idée. C’était de dire moi quand j’étais prof une de mes frustrations c’est de trouver quelque chose d’utile comme plateforme ou comme outil plus ça coute $5000. Je voulais un modèle qui ressemblait plus à Netflix Il peut lui-même s’abonner puis utiliser la plateforme. Evidement il y a une version gratuite aussi. Des profs s’abonnent et utilisent la version gratuite. Quand ils veulent avoir des autres fonctionnalités, il paye le premium. On a vraiment une approche consommateur si on veut. Souvent en éducation, les gens ont une approche B2B, inbound business, et puis nous on a une approche qui était B2C. Là, on a des consommateurs premiers. Les profs en Espagne qu’on entend parler puis ils partagent, puis un prof au Mexique qui voit ça. Les barrières s’effritent. Un produit c’est un produit qui suscite beaucoup beaucoup de passion chez les enseignants, chez les enfants aussi, mais c’est les enseignements qui… il se fait que pour eux le step de dire ça me facilite la vie c’est vraiment le fun, je prends un peu de mon argent pour acheter ça parce que c’est vraiment cool. Ce n’est pas si dur à faire , il ne faut pas dire je sors 500 pièces de ma poche pour acheter des manuels de mathématique. C’est quelque chose qui est très émotif. L’engagement qui est des élèves puis les profs vont finalement sortir l’argent à ce moment-là. Je pense ce qui nous a permis de faire ça c’est que c’était quelque chose qui était développé par des profs par les profs. C’est une stratégie d’affaires qui était basé sur la valeur si on vise l’utilisateur immédiat, c’est-à-dire les profs et les élèves. Je pense que le secret là ça était de… a été à ma place au bon moment puis développer un produit pour l’utilisateur qui est vraiment passionné là qui est prêt à sortir l’argent.

Marco: T’as dit tantôt $8 par mois?

Shawn Young: Oui, pour un prof.

Marco: Et ça lui permet d’appliquer ça à toute la classe.

Shawn Young: Autant d’élèves qu’il peut.

Marco: ça va prendre une quantité incroyable de profs à travers le monde pour vraiment te faire une entreprise qui va être hyper-rentable, non?

Shawn Young: Il y a une quantité incroyable de profs à travers le monde. On va juste à pensé en amérique du nord on parle de 35 millions de profs, 10% de ce marché-là juste l’Amérique du Nord.

Marco: ça va payer la gomme à la fin du mois !

Shawn Young: Je pense qu’il y a un marché qui est la même si on a 1% de ce marché-là juste l’Amérique du Nord. L’ducation en amérique du nord, c’est un marché énorme dans les 1000 milliards, il y a de l’argent là-dedans qui s’en va qui sera jamais alloué à quelque chose comme Classcraft. Il y a du budget ailleurs. L’autre affaire c’est qu’on règle des problématiques qu’il n’y a pas d’autres qui sont en mesure de le faire. Des problématiques humaines de comment je fais pour faire en sorte que mes élèves viennent plus souvent à l’école. L’absentéisme c’est un méga gros problème partout aux Etats-Unis et il n’y a pas vraiment de façon de l’adresser.

Marco: De façon concrète, comment ça fonctionne Classcraft? Le prof s’abonne on a ça dans l’écran. On est capable de partager ça avec nos élèves, mais faire ça de façon concrète, qu’est-ce ça apporte de plus à l’intérieur de la classe?

Shawn Young: Ça change complètement la dynamique de la classe. Avec Classcraft, la classe devient un jeu. Les élèves ont un personnage et ils vont avoir accès à des pouvoirs. Les pouvoirs c’est des choses, des privilèges. Les profs peuvent mettre ce qu’ils veulent, mais les élèves au fur et à mesure débloquent ces pouvoirs-là. Puis, ils vont débloquer ces pouvoirs-là en gagnant des points en montant le niveau puis les profs donnent des points pour ce qu’ils veulent. Ça peut être des points parce que t’as bien participé. Dans le contexte différent, pour des élèves autistes par exemple, ça peut être je te donne des points parce que t’as dit bonjour en entrant dans la classe. On fait ça pour créer les problématiques qui amènent les élèves à jouer en équipes. S’ils font des choses négatives, ils peuvent perdre des points. S’ils perdent 2 points et demi, ils vont avoir une vraie conséquence. C’est numérique mais ça vient toujours sur tes pouvoirs. Ca pourrait être pour apprendre quelque chose de gentil surtout dans la classe et ce genre de choses-là. Quand ça arrive, tous les élèves de leurs équipes jouent en équipe vont perdre des points. Tout d’un coup, de la même façon tu peux jouer au hockey en jouant tout seul, tu gagnes en équipe, mais là l’école tu peux gagner en équipe. Là c’est plus mon comportement mon bulletin mes notes mon devoir, c’est notre comportement collectif d’équipe et Marco tu ne peux pas oublier de faire ton devoir cette fois-ci on aurait besoin qu’ils commencent à s’auto-éduquer et de se protéger. Si on est bien, on va perdre des points et l’autre peut intervenir et puis protéger de son bouclier. Il fait ça il gagne des points. À chaque fois que les élèves s’entrainent, ils gagnent des points. On crée vraiment un dynamique collective d’entraide au niveau de la classe qui est super forte autour de ça, on a plein d’autres modules. On peut mettre du contenu, des cartes interactives pour les élèves. Dans une carte à la Angry Birds. Puis à chaque fois qu’ils complètent un objectif, ils vont gagner des points. Tous les gestes qu’ils feraient normalement à l’école font partie de la stratégie.

Marco: Concrètement pour Classcraft, la stratégie de déploiement parce que là quand même c’est assez récent. Tu parles là de 2013 tantôt c’est quand même assez récent. La stratégie de déploiement pour vraiment avoir une explosion au niveau du nombre d’utilisateur que du nombre de profs qui utilisent ça dans l’intérêt de la classe à l’international. C’est quoi la stratégie de Classcraft pour arriver à ça?

Shawn Young: Donner pouvoir aux utilisateurs de partager la bonne nouvelles. Ils sont passionnés par Classcraft. Il faut leur donner des outils pour pouvoir le dire à d’autres profs avec des outils,des formations. On a un groupe d’ambassadeurs qui sont des profs partout dans le monde qui est une équipe de Classcraft qui vont aller à des conférences locales. L’autre partie c’est marketing, marketing en ligne Facebook, Twitter, utiliser des mediums de marketing modernes qui deviennent vraiment pointus dans nos analytiques sur comment gérer ça.

Marco: Concrètement au niveau de Facebook et Twitter, qu’est-ce que vous faites? Vous cibler une audience, vous cibler des groupes? Comment vous faites ça pour rejoindre parce que tantôt tu disais on vise exactement le prof, B2C le C c’est le prof. Alors on vise le prof, comment on fait pour rejoindre le prof avec Twitter et Facebook par exemple?

Shawn Young: Maintenant dans Twitter et Facebook ces plateformes-là depuis trois ans deviennent de plus en plus sophistiquées. La façon de faire facilement c’est de faire des campagnes « lookalike ». Tu regardes qui s’est abonné à ta plateforme de Facebook qui compose tes publicités à des users qui sont semblables, qui ont des profils semblables, des intérêts semblables, des jobs semblables. On est plus que simplement dans la géographie. Ça permet de recruter les bonnes personnes. Après ça, il faut être extrêmement diligents. Des fois on a des pubs qui convertissent super bien. On est tout le temps de faire des tests. On a une pub qui est quand même la baseline qui comme nous permet de comparer nos pubs à des pubs qui performent mieux que celle-là. Une fois que là, on essaye des compagnes comme par exemple un projet autour de l’intimidation. On peut aller chercher vraiment est-ce que ça performe mieux ou moins bien que notre publicité.

Marco: Quelle est la métrique que vous vérifiez à ce moment-là pour comparer? Tu dis on compare, c’est quoi la métrique que vous arrivez à comparer pour vraiment les mettre une en face de l’autre?

Shawn Young: Ultimement, c’est le taux d’activation. Il y a plusieurs métriques. Le Click Through Rate combien de gens ont cliqué. Comparativement, combien de gens ont sign up. Ce qui est plus intéressant c’est qu’on crée un compte, mais il y a plein de gens qui se créent un compte vont parler c’est gratuit en ligne. Ce qu’on veut c’est des campagnes qui ne seront pas cher à faire venir sur notr esite. Ces gens-là c’est une bonne audience donc ils vont convertir. Après ça, ils sont vraiment une bonne audience quand on regarde les numéros, nos publicités, c’est ces trois affaires là. Est-ce qu’elle est capable de générer des users de sign up.

Marco: Un mois type chez Classcraft en investissement publicitaire comme ça pour du marketing maintenant sur Facebook ça peut ressembler à quoi une facture publicitaire de Classcraft en fin de mois?

Shawn Young: ça varie beaucoup parce que éducation c’est un marché saisonnier. À la rentrée, on a des budgets pas mal plus gros que le reste de l’année. Au milieu de l’été, il y a le 4 juillet, pas le bon moment pour faire de la pub en éducation. Ça varie mais ça peut aller de quelque chose comme 5, 10, 15000, 25000$ dépendamment des mois.

Marco: à part Twitter Facebook, y a-t-il d’autres choses que vous utilisez comme stratégie pour…

Shawn Young: C’est un sur six. Une autre stratégie c’est le content marketing. On a un blog que ça fait trois ans qu’on travail dessus dans lequel. Notre première employée c’est une journaliste. Elle m’a appelé pour faire une entrevue. On a eu vraiment une bonne discussion. Après l’entrevue, on lui a offert un job. Ça a été notre première embauche. Il faut être sur de sa clientèle et les réseaux sociaux. Maintenant, elle est en charge de notre département de contenu de l’équipe qui a comme défi de produire des articles de qualité au tour des jeux en éducation et du développement émotionnel des élèves. Le contenu est vraiment de qualité les gens ils partagent. Ça commence vraiment à être payant en ce moment-là. On va voir le taux de conversion organique via le blog. Le classement de la pub c’est qu’on cherche un article sur la gestion de volume dans la classe de l’année dernière. On a les jeux de volume. En content marketing, normalement t’es capable de convertir 1% de ton Traffic à des users, c’est pas mal. En ce moment, on est à 2%.

Marco: Qu’est-ce qui est plus efficace si tu regardes le dollar investi sur Facebook et le dollar investi en content marketing? Lequel des deux serait le plus efficace selon toi?

Shawn Young: Ce n’est pas le même but. C’est par rapport à la rapidité. Si tu me dis prendre de l’argent puis je le mets ou, je te dis sur Facebook parce que ça va te générer des users à court terme qui vont te générer des revenus tout de suite. C’est cher de sign up là, c’est beaucoup plus cher 10 fois plus cher.

Marco: Donc sur le long terme, ton content marketing devient plus efficace parce que c’est de l’investissement moyen à long terme mais qui coute moins cher à convertir.

Shawn Young: De même Facebook c’est que tu ne peux pas mettre l’argent à l’infini. Tu satures tes audiences. Quand tout le monde a vu quatre fois ta pub, c’est là que ça aide d’avoir d’autres stratégies qui permettent d’avoir un baseline organique. On n’a pas le choix de faire aussi d’autres stratégies.

On a le truc qu’on fait beaucoup c’est d’assister à beaucoup de conférences en éducation et un côté très efficace de notre stratégie avec ces ambassadeurs. Ces ambassadeurs-là on va payer leur transport pour aller à les conférences. Pour nous c’est bon parce que c’est des personnes authentiques ce n’est pas des vendeurs. Des utilisateurs qui disent c’est cool Classcraft. Je pense que en partie comme ça la plus que 100-200 conférences par année. On 50 ambassadeurs à peu près. Ainsi on stimule le bouche à l’oreille. Une autre façon de faire ça, on travaille dans la même veine avec beaucoup d’influenceurs sur Facebook et sur Twitter. Nos followers il follow qui? Ces personnes-là peuvent créer un artiste.

Marco : Utilisez-vous Instagram aussi ? Même chose avec les influenceurs et tout ça ?

Shawn Young: Tout le monde est sophistiqué sur Instagram. On se sert plus comme donner un brand prendre des photos à des conférences. C’est notre stratégie.

Marco: Y a-t-il d’autres stratégies pour continuer amplifier ce développement à l’international dans les prochaines semaines prochains mois, ou on est pas mal dans les mêmes choses, mais on continue à bien faire dans ces secteurs-là que tu nous as donné?

Shawn Young: Dans le fond, on continue à faire ça. C’est sûr que il faut focusser sur l’acquisition de l’utilisateur via internet. On travaille sur notre brand awareness. Le but ce n’est pas juste que les gens sign up, c’est que les gens monsieur madame tout le monde savent ce que c’est aussi. Quelqu’un une stratégie un peu plus large. C’est sûr que librement à l’international pour nous et d’un point de vue du marketing de nos efforts récemment aux Etats-Unis. Beaucoup de gens disent c’est cool, 75 pays. Ces pays-là on n’a pas fait du marketing, s’est arrivé tout seul. On a travaillé 95% de notre commercialisation s’adresse aux Etats-Unis parce que ce marché qui on peut y aller facilement, on le connait juste en Amérique du Nord. Je pense que ce n’est pas nécessaire d’intérêt à aller marketer en ligne nécessairement.

Marco: Dans combien de langues on peut utiliser Classcraft présentement ?

Shawn Young: Il y a 10 langues. Nous on supporte 3 langues, anglais français espagnol, les autres c’est les profs. J’avoue que c’est une autre partie important. Des profs qui voulaient Classcraft disaient je suis en Slovaquie, je veux vraiment Classcraft en Slovaque. Les profs pendant l’été traduisent Classcraft gratuitement parce qu’ils veulent dans leurs langues, en échange on leur donne un abonnement. On a plein de langues. Des langues que tu ne payerais pas pour traduction.

Marco: à partir du moment où les autres le font, ça devient disponible pour les autres utilisateurs.

Shawn Young: C’est terminé. La langue elle est lancée.

Marco: Shawn, quand j’invite des gens à venir sur l’accélérateur, je leur demande tout le temps le sujet du jour où on parle de développer son entreprise à l’international. On a effleuré rapidement c’est sûr qu’on pourrait en parler pendant des heures. Je leur demande un truc d’accélération pour gens qui nous écoutent et qui voudraient développer leur entreprise à l’international. Qu’est-ce que tu pourrais leur dire à ces gens-là ? On échange quelques trucs là pour essayer notre entreprise dans le marketing, mais toi concrètement, as-tu des trucs qui te permettraient vraiment d’accélérer de propulser leur entreprise ?

Shawn Young: C’est sûr que j’aurais pleins de trucs par rapport à des business sur internet mais en même temps de façon moins spécifique, a Québec, on a tendance à se dire je vais essayer de faire marcher le projet au Québec, après ça, je vois si ça marche au Québec, je pourrais le faire marcher aux Etats-Unis. Ce qu’on devrait faire à mon avis c’est faire marcher aux Etats-Unis, oui si ça donne ça marche au Québec parce que pour pleins de raisons. La première raison c’est pour aller beaucoup plus vite dans le plus beau marché. Deuxièmement, le Québec c’est un marché super particulier. Le seul marché qui ressemble beaucoup au Québec c’est le marché de la Californie, c’est assez fascinant. 35 millions de personnes en Californie. Moi je pense que trop souvent au Québec on pense d’abord local plus que global. Pour nous la, on a plein de discussion au Québec, mais on n’a jamais fait au Québec. Ça s’est arrivé parce que je pense que mon astuce numéro un c’est focaliser dès le départ sur international. Si tu veux aller à l’international c’est une suite parce que ce n’est pas en croissant tranquillement sur 15 ans au Québec. Ça se peut mais si tu veux le faire rapidement, tu en parles d’accélération.

Marco: Oui oui.

Shawn Young: C’est focus sur ça immédiatement.

Marco: As-tu des ressources des inspirations? C’est Classcraft évidemment qui est assez un bon modèle d’accélération si on parle de 2013 puis aujourd’hui on est 4 ans même un peu moins que ça parce que 2017 n’est pas terminée et 2013 devait être l’année où on a mis en ligne puis on a commencé simplement d’en parler. As-tu des inspirations as-tu des ressources que les peuvent aller consulter qui pourraient les aider à ce niveau-là?

Shawn Young: Il y en a plein. On a vraiment un modèle de startup. Un livre que j’ai beaucoup aimé qui n’a pas en rapport avec le sujet mais qui a un rapport avec comment bâtir une bonne business. Un livre qui s’appelle Peak est très intéressant. Utiliser la psychologie sur les trois groupes avec qui on a à faire, c’est-à-dire nos clients nos employés puis nos investisseurs, qui utilisent la pyramide de Maslow pour répondre à leurs besoins. Si on regarde les clients, c’est assez facile mais c’est intéressant les grosses compagnies qui ont vraiment réussi. Ça dépend les besoins de base c’est moins le produit qui est exposé. Après, je veux un produit qui doit me faire redonner la reconnaissance social. Je veux qu’il fasse l’exposé parce qu’il correspond à certaines valeurs. Ça c’est le haut de la pyramide qui va me permettre d’accomplir mon potentiel. Quand t’es là-dedans, c’est là que tu crées des Apple fans, si tu regardes Harley Davidson ont vraiment été excellent pour faire ça. C’est une brand de moto. C’est relié à une façon d’être puis il y a quelque chose à laquelle on aspire à être. C’est quelque chose pour les clients mais c’est vrai pour notre staff puis c’est vrai pour nos investisseurs. Il faut qu’ils leur donnent du revenu et qu’ils croient à ta mission. On a l’impression qu’ils sont vraiment bien à investir qu’ils croient à ta mission. Ça dépend d’un pays comment être en relation avec les différentes personnes avec qui on a affaire.

Marco: Je vais mettre ça dans les notes de l’épisode. C’est le moment des questions éclairs avec la pédale au fond, de questions surprise. Je ne vais pas poser une. On a déjà un bon moment qu’on a passé ensemble. C’est comment de faire à faire à tous les jours avec son père et son frère?

Shawn Young: Pour nous vraiment chouette. Ça fait déjà 10 ans qu’on travaille ensemble en freelance. Déjà nos relations étaient extrêmement efficaces. On a des conflits des fois, maintenant on a déjà réglé plein d’affaires. D’une point de vu opérationnel, on aime dire qu’on est les deux moitiés d’un même cerveau. Ça nous permet d’être vraiment efficace de régler nos affaires et de se faire confiance. Je pense qu’il y a une confiance qui est vraiment profonde. C’est sûr que ce n’est pas toujours de même, mais avec on s’en fait avec la famille, c’est des histoires horribles. Pour nous, c’est vraiment une partie de notre succès.

Marco: Le mot de la fin ça te revient Shawn. Avec cette belle équipe de direction-là les employés qui sont dans les pyramides qui essayent de se réaliser au maximum, qu’est-ce que ça revient pour Classcraft les prochains mois prochaines années?

Shawn Young: C’est sûr qu’on est dans un moment de la même compagnie où on est passé de 12 à 30 personnes pendant l’été en 3 mois. C’est une expansion très rapide du point du vu du produit. On vient de lancer des cartes interactives. C’est vraiment une grosse fonctionnalité importante qui me permet même d’explorer d’autres modèles d’affaire. On développe un produit puis après ça, on lance l’attaque de vente à des écoles. Les écoles nous ont créé Classcraft de quoi ça l’air pour une école si toute l’école est un jeu, c’est quoi ce produit-là. On est dans une phase de commercialisation autour de la partie B2B de vente dans les écoles.

Marco: Shawn, merci énormément. Je vais inviter des gens pendant que tu es avec moi. Je vais inviter les gens qui nous écoutent présentement. On a une majorité d’entrepreneur qui nous écoute qui peuvent tirer des exemples de ce que Classcraft fait. Je vais déjà les inviter à partager cet épisode-là à quelqu’un qu’ils connaissent qui sont dans le milieu de l’éducation que ce soit un prof ou que ce soit un directeur, quelqu’un qui était impliqué dans des conditions scolaires. On doit partager cet épisode-là à ces gens-là juste pour leur faire connaitre Classcraft des fois qui connaitraient pas des jeux, et puis peut-être les inciter à aller vers ça parce que moi ma fille utilise ça dans ça classe maintenant et elle va utiliser ça l’année prochaine à son arrivée au secondaire. Je sais qu’on va en parler à peu près à tous les soirées quand elle revient de l’école. Je sais que c’est quelque chose qui aide vraiment les élèves dans leurs comportements dans leurs façons de faire. Je sais que les profs doivent vraiment bien apprécier ça, alors j’invite à partager à ces gens-là comme ça on va faire un petit peu à notre façon rayonner un petit peu avec Classcraft autour des gens qu’on connait. Je te remercie énormément. Continue à faire votre bon travail. Merci de ton temps et on se reparle bientôt.

Shawn Young: Merci Marco.

Marco: Ciao.

Shawn Young: Bye.

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