Le développement et les enjeux de l’Afrique de demain avec mon invité Ouadih Dada | L’Accélérateur Africa #002



Mon invité pour ce deuxième épisode hors-série Africa de l’Accélérateur n’a pas besoin de présentation au Maroc. En effet, Ouadih Dada, rédacteur et présentateur des nouvelles du soir à 2M, chaine de télé privée au Maroc est sans aucun doute une personnalité de choix pour nous parler des enjeux de l’Afrique de demain.

Né en France, ce jeune homme s’est expatrié au Maroc afin d’y vivre son rêve de devenir journaliste. Auteur d’un 2ème livre sera publié dans les prochains jours, il nous raconte son histoire et nous livre son opinion sur les enjeux de l’Afrique dans les prochaines années.

Voici la transcription de l’entrevue avec Ouadih Dada:

Marco: Alors on est avec Ouadih Dada dans ce deuxième épisode hors-série Africa et d’entrée de jeu, j’aimerais présenter mon co-animateur pour ces épisodes hors-série Africa Karim, bonjour Karim

Karim Benkhmis: Bonjour tout le monde

Marco: Bonjour Ouadih, merci d’avoir accepté l’invitation d’être sur l’accélérateur.

Ouadih Dada: Bonjour messieurs, avec plaisir.

Marco: Alors Ouadih, je te laisse quelques minutes pour te présenter et nous présenter ton parcours professionnel.

Ouadih Dada: Alors je m’appelle Ouadih Dada, je suis né dans le sud de la France un petit patelin entre Lyon et Marseille. Puis à 11 ans, je suis entré au Maroc pour une certaine manière réaliser mon rêve devenir journaliste présentateur de JT sur la principale chaine marocaine qui s’appelle 2M. Je venais de faire un parcours de juriste avec 5 ans de droits à mon actif. Puis ensuite, une école de journaliste à côté de Grenoble, et je suis arrivé ici au Maroc pour un stage de fin d’étude dans cette chaine de télévision. Puis de fil en aiguille, l’opportunité s’est présenter de devenir l’un des visages et d’incarner le journal télévisé et ça fait 11 ans que ça dure. Maintenant avec à peu près 2000 JT à mon actif. Entre temps, j’ai fait pas mal de choses à la chaine comme présenter une émission économique pendant quatre ans, rédacteur en chef du programme du journal économique econews, et maintenant je suis rédacteur en chef également du journal télévisée dans lequel j’ai commencé il y a 11 ans. Donc j’alterne entre rédaction en chef et présentation, et à côté de ça, pas mal de petites activités toujours animées par l’envie et la passion. Notamment l’écriture d’un bouquin avec un premier essai qui a été un recueil de chroniques que je faisais à la radio parce que je fais aussi la radio dans le groupe 2M. Donc j’ai plusieurs projets qui ont eu un assez beau retour et un assez bel accueil et maintenant je suis en train de finaliser dans les prochains jours on devait l’avoir en librairie un bouquin qui raconte le parcours d’un ami une histoire d’erreur judiciaire une histoire vraie qui a concerné un ami qui s’appelle Youssef Zouini qui était condamné à 10 ans de prison pour un crime qu’il n’a pas commis et qui l’a mené à une aventure entre la France et le Maroc.

Marco: Et ce livre sera publié dans les prochaines semaines?

Ouadih Dada: Dans les tous prochains jours autour du 15 Novembre. On vient de finaliser à l’instant les dernières corrections et il sera chez l’éditeur sous peu dans quelques jours à peine pour un lancement officiel autour du 15 Novembre.

Marco: Ouadih, on te reçoit aujourd’hui pour nous parler des enjeux et du développement du territoire africain. Je vais y aller avec une première question. Comment perçois-tu l’Afrique aujourd’hui? Est-ce que c’est l’Afrique qui a bien évolué au fil du temps ou bien si c’est le regard qu’on porte sur elle qui est diffèrent selon toi?

Ouadih Dada: J’ai envie de dire que c’est un peu les deux à la fois. C’est vrai que le continent pour le vivre et le découvrir à travers le Maroc et puis aussi à travers les quelques pays que je peux visiter dans le cas de mes activités professionnelles ou que je découvre également à travers les reportages que réalisent mes confrères, on voit qu’il y a un vrai bouleversement au sein du continent africain. C’est vrai que l’Afrique a longtemps était malmenée parce qu’on y a exploité les ressources sans contrepartie sur le plan du développement, de l’accompagnement et de l’éveil de ces populations. Aujourd’hui, cette prise de conscience profonde à la faveur il faut le dire à la crise de 2008 ou on s’est rendu compte que tout l’occident a été en train de vivre une situation extrêmement difficile sur le plan financier. C’était l’occasion cette crise de 2008 pour le continent africain de prendre conscience de ces forces de ses atouts et de différentes potentialités qu’il avait à développer. Dans ce créneau-la, il y a eu pas mal de choses qui ont évolué. C’est d’abord le positionnement du Maroc  vis-à-vis du continent. Le territoire avait tendance fin des années 90 début des années 2000 à regarder au nord et à l’ouest. Donc du côté de l’Europe et du côté du continent américain et depuis quelques années à l’initiative de la vision lancée par sa majesté Mohamed 6, il y a eu un véritable enjeu à s’enraciner sur son continent. C’est vrai que les marocains avaient tendance à parler de l’Afrique comme d’un autre continent. Dire les africains alors nous sommes nous-mêmes africains. Il y a de moins en moins cette dichotomie et cette éloignement entre les marocains et l’Afrique à la faveur de cette politique africaine qui est menée par le royaume et qui permet au Maroc de faire bénéficier de son expertise de son savoir-faire de son positionnement stratégique et tout ce qu’il a pu engranger de ces accords privilégiés qu’il a pu développer avec l’occident, il en fait bénéficier ces voisins africains. Le point d’or de cette stratégie-là c’était bien sûr au début de l’année le retour du Maroc au sein de l’union africaine qui va se poursuivre ensuite par l’intégration au sein de la CDAO, la Communauté Des états de l’Afrique de l’Ouest, et qui va permettre à la fois au royaume de s’enraciner pleinement dans le continent et de participer d’une certaine manière à son développement et également à l’Afrique de prendre toute sa mesure et toute sa dimension sur le plan du développement économique et social. Ça c’est par rapport à la prise de conscience de l’Afrique. Pour ce qui est de la vision de l’extérieur, elle a forcément changé également du fait de ces bouleversements qui ont eu lieu de l’intérieur, et l’Afrique n’a plus peur de s’affirmer n’a plus peur de se positionner égale a son vis-à-vis des grandes puissances qu’elles soient européennes ou américaines, mais également vis-à-vis des puissances émergentes que ce soit l’Inde ou la Chine et forcement du fait de cette prise de conscience et du fait de cette volonté affirmée et affichée d’émerger et de puiser dans ces ressources dans ces capacités pour faire émerger ces populations ses compétences, son savoir-faire, il y a eu une image qui a parfaitement changé.

Karim Benkhmis: Sur cette première question, je pense que le tour a été fait d’une façon si élégante et si pertinente à 361 degrés, je pense qu’il n’y a rien à rajouter. Du côté de l’homme qui est Ouadih Dada et de sa profession qui est le journalisme. Moi je basculerai sur une deuxième question qui est dans le même élan que la première. Est-ce que tu considères au niveau de la vie économique et sociale de l’Afrique qu’elle ne peut être portée que par ces enfants. Donc si je viens être plus perspicace par rapport à la question, en fait former des bloggeurs ou journalistes numériques afin de leur permettre à l’actualité du continent qu’elle soit relayée par les premiers concernes c’est-à-dire les africains eux-mêmes.

Ouadih Dada: Moi pour te répondre je commencerais par citer une phrase qui a été dite par le roi du Maroc lorsqu’il a tenu un discours il y a quelque temps je crois que c’est l’année dernière sur l’Afrique qui l’avait très justement l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique, c’est-à-dire que le continent doit trouver à l’intérieur de son territoire les ressources pour pouvoir émerger et forcement il doit puiser dans les compétences et les capacités de sa population, de ses enfants, les ressources pour briller à l’international. Forcément, il faut que toutes les expertises qui existent sur le continent africain que ce soit dans le domaine numérique, que ce soit dans le domaine économique, que ce soit au niveau social ou au niveau médical puisse jouer un rôle important et favoriser et contribuer à l’émergence de ce continent. Ça ça participe à la fois d’une prise de conscience de la population locale mais également d’une prise de conscience des dirigeants qui avaient tendance à aller chercher l’expertise à l’étranger considérant par avance qu’elles ne sont pas disponibles sur le territoire continental et c’est de moins en moins vrai parce que d’une part, il y a beaucoup de fils et de filles de l’Afrique qui ont fait leur cursus à l’étranger qui ont acquis un savoir-faire à une expertise et qui aujourd’hui décident de revenir sur le continent pour mettre à profit tout leur savoir et le servir avec leur pays et leur territoire africain. D’autre part, il y a maintenant sur le territoire africain, des formations des cursus de pointe qui permettent aux populations locales d’emblée sans avoir à aller les chercher à l’étranger bien d’acquérir un savoir sans oublier également les échanges. A l’intérieur de l’Afrique les échanges intra-africains où on a de plus en plus de sénégalais ou d’ivoiriens qui vont étudier au Maroc les sciences politiques ou d’autres matières et puis qui retourne en suite travailler dans leurs pays, ou bien de marocains qui vont étudier la médecine ou la pharmacie au Sénégal ou ailleurs et qui reviennent ensuite travailler au Maroc. Il y a vraiment ce brassage et cette richesse au niveau continental qui favorise de l’intérieur le développement et l’émergence du pays et les blogueurs et tous ceux qui sont dans la nouvelle économie du digitale ont bien évidement toute leur place à jouer d’autant plus qu’à une effervescence et une créativité en la matière au niveau africain qui est absolument exceptionnelle. Il y a une vrai richesse et il y a une place à prendre en terme du positionnement à la fois pour se placer comme un territoire d’excellence et d’expertise mais également pour mettre à profit encore une fois ce savoir-faire de manière à faire émerger l’image du continent à l’international à travers les réseaux sociaux qui sont quand même l’un des leviers de communications essentiels. Il faut faire savoir ce qui se fait. La meilleure manière de le faire savoir c’est de partager sur internet.

Marco: Ouadih, je vais faire du pouce un peu sur ce que tu viens de dire lors du premier épisode hors-série Africa avec Mouhamadou Diallo. On avait parlé du fait que la population de l’Afrique devait doubler dans les 10 prochaines années et on avait une problématique au niveau du fait d’avoir le réseau de l’éducation qui pourrait être prêt à accueillir toutes ces nouvelles personnes qui seront être là. Comment on peut s’assurer justement que le niveau d’éducation va maintenir le cap et assurer que les générations futures vont être bien préparé pour la suite des choses sur le territoire africain.

Ouadih Dada: L’éducation c’est vraiment vous mettez le doigt sur un élément qui est central. L’éducation c’est vraiment l’élément essentiel à tout développement des pays sans éducation on n’a rien. Sans éducation on n’a pas de savoir on n’a pas d’éveil de conscience on n’a pas d’expertise on n’a rien du tout. Effectivement, c’est un élément central et de toute façon, l’Afrique n’a pas le choix. Elle doit mettre en place sur son territoire un système éducatif qui soit performant qui soit efficace et qui permet effectivement absorber toute cette jeunesse et de la doter de compétences suffisantes pour se développer et au-delà des politiques intrinsèques aux différents pays comme je le disais tout à l’heure il y a tout le potentiel qui existe en terme de coopération intra-continental en terme d’intégration régionale qui permet de compenser les lacunes des uns et des autres à travers des échanges à travers du partage d’expertise. Il y a des établissements marocains qui s’installent maintenant dans d’autres pays africains des établissements africains qui ont la prétention et l’ambition de venir s’installer au Maroc ou ailleurs sur le continent et de ce fait ça crée un maillage de savoir à travers des cultures communes qui facilitent la circulation de la connaissance qui facilitent la circulation des étudiants. Maintenant également, un élément que vous avez évoqué tout à l’heure les nouvelles technologies réduisent considérablement les distances et permettent de partager le savoir sans nécessairement avoir à se déplacer. C’est un enjeu majeur. On n’a même à se poser la question de l’éducation, la question de l’éducation elle est vitale, elle est nécessaire, et les pays africains autant qu’ils sont n’ont absolument pas le choix que celui mettre en place un dispositif qui soit efficace, efficient et innovant.

Karim Benkhmis: Aujourd’hui, Joseph Bolo qui est économiste et Stanislas Debinski qui est journaliste économique ont écrit un livre qui s’appelle Chi-inde-Afrique qui parle du trident émergent qui est en plein essor qui est la Chine l’Inde et l’Afrique, lourds d’incertitudes, de menaces et d’opportunités. Que penses-tu aujourd’hui de l’énorme impact sur la gouvernance mondiale qui nous expose-la trois hypothèse une hyper mondialisation féroce, un repli national lourd de menaces ou entre les deux, une mondialisation modérée. Que choisirais-tu?

Ouadih Dada: Ecoute, sur cette question la même si je ne suis pas un grand spécialiste, je pense d’une manière de voir les choses. Soit on décide de vivre avec son temps et de vivre dans son monde et donc de s’adapter même si elles sont contraignantes aux réalités mondiales en terme de globalisation en terme d’internationalisation en terme de concurrence parfois sauvage soit on considère qu’on vit ailleurs sur un ilot coupé de l’extérieur et puis on se retrouve dans la situation par exemple de la Corée du Nord. Il y a une réalité qui est ce qu’elle est sur le plan de la gouvernance mondial avec des conflits avec des rapports de force avec des enjeux sur notamment les ressources naturelles et ça c’est vital pour l’Afrique à commencer par l’eau qui va être au-delà bien plus que le pétrole, la principale ressource pour laquelle il risque d’y avoir beaucoup de conflits et d’affrontements. Cette mondialisation il faut la réfléchir vu de l’Afrique de manière raisonnée. On vient de très loin par rapport au continent, on vient de très loin dans le sens où on était quasiment pas considéré comme inexistant. On avait deux blocs l’un a l’est et l’un à l’ouest avec l’Afrique au milieu qu’on ne voyait pas qui gérait un petit peu le monde. Maintenant, on a un continent qui émerge qui prend sa place sur la scène internationale qui sera en force. On a eu longtemps du mal au niveau africain à travailler ensemble à coopérer à se faire confiance, et là en occurrence, on commence à compenser ses lacunes-là à se positionner sur la scène mondiale avec toutes les insuffisances que ça crée. Le principal objectif ça doit être de pouvoir générer des rapports de force de pouvoir générer des opportunités qui soient en faveur du développement des populations locales. Je pense être la principale préoccupation des pays africains parce que lorsqu’on mène des politiques qui sont en faveur du développement social, les populations qui émergent ainsi qui se développent et qui génèrent de la richesse rendent d’une certaine manière l’appareil à l’état et renforce ainsi leur pays et par extension leur continent et permettent ainsi à ce territoire d’avoir son mot à dire et de se protéger par rapport à toutes les menaces qui peuvent exister du fait de cette globalisation un peu sauvage à laquelle on est confrontés aujourd’hui que ce soit en terme sécuritaire à travers le terrorise, que ce soit le plan économique à travers toutes les spéculations financières qui peuvent exister sur des monnaies ou sur des ressources naturelles.

Marco: Lorsqu’on reçoit un invité sur l’accélérateur, on aime demander des ressources ou les inspirations sur le sujet du jour. On parle aujourd’hui des enjeux et du développement de l’Afrique. On aime bien demander à notre invité s’il a des ressources ou des inspirations que ce soit des livres ou encore des gens qu’on devrait suivre peut-être dans leur activité professionnelle qui pourrait nous donner de l’information supplémentaire un peu sur le sujet du jour. Est-ce que t’aurais des ressources ou encore des inspirations à partager avec nos auditeurs?

Ouadih Dada: Les sources d’inspiration elles sont nombreuses j’en ai pas eu en particulier. Ce que je peux conseiller c’est de voir tout ce qui se fait tout ce qui se dit sur le web puisqu’on est beaucoup sur le digital en ce moment même à travers cette émission. Il y a énormément de connaissances qui sont disponibles. Il faut aller puiser dans ces connaissances-là, aller voir ce qui se dit, suivre les personnes qui sont porteuses de discours qui permettent d’émerger qui permettent d’ouvrir les esprits qui permettent de favoriser des valeurs telle que la solidarité tel que le savoir tel que le partage. Il y a énormément de témoignages. C’est pour moi une vraie ressource sur YouTube. Il suffit de taper les mots clé développement personnel accompagnement développement etc. Je n’ai pas quelqu’un qui vient à l’esprit. Ça peut être des vedettes… il y a une page sur Facebook qui s’appelle Goldcast que je trouve très très bien faite ou il y a beaucoup de personnalités notamment du monde du spectacle ou du cinéma qui montrent comment elles sont arrivées à réaliser leur rêve. C’est vraiment quelque chose en quoi je crois énormément réaliser son rêve vouloir avancer se relever lorsqu’on tombe lorsqu’on est face à un échec. Ce sont ces valeurs-là et cette détermination, cette motivation, cette énergie qu’il est nécessaire de déployer peut essayer de puiser à travers ces témoignages qui nous montrent que finalement lorsqu’on veut on peut.

Marco: Goldcast est un site extrême intéressant effectivement surtout sur le plan de l’inspiration c’est très très intéressant. Ouadih, j’aimerais te remercier énormément pour ton temps. Je vais te laisser à ton match de football.

Ouadih Dada: Que Casablanca va l’emporter, le Widad de Casablanca. Pour le bouquin, on croise les doigts, le premier a super bien fonctionner. Il y a une grosse demande.

Karim Benkhmis: Rappelle le titre s’il te plait.

Ouadih Dada: Le titre c’est un titre un peu mystérieux ça s’appelle 7080 secondes.

Karim Benkhmis: Tout un programme.

Ouadih Dada: Absolument.

Marco: Alors merci énormément Ouadih merci Karim pour ta participation habituelle sur les hors-séries Africa, merci énormément.

Karim Benkhmis: Merci à toi Marco, merci à Ouadih d’avoir été le deuxième invité de cette hors-série de l’accélérateur Africa. Vraiment honoré de t’avoir accueilli avec Marco. Je te souhaite bon vent et pour être plus spécifique au Maroc, bon Vent d’Avel, qui est l’un de la cité nord de Tanger.

Ouadih Dada: Merci beaucoup les amis, bon courage et à très bientôt.

 

Les liens mentionnés dans l’épisode sur les enjeux en Afrique avec Ouadih Dada:

Premier livre de Ouadih Dada, Imaginez si c’était vrai ?!: https://www.jumia.ma/ouadih-dada-chroniques-imaginez-si-cetait-vrai-17543230.html

Deuxième livre de Ouadih Dada, 7080 secondes: https://www.facebook.com/ouadih2m/posts/1711628952221091

Profil Linkedin de Ouadih Dada: https://www.linkedin.com/in/ouadih-dada-69379042/

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