Quelle est la VRAIE valeur de votre réseau de contacts?

« Prenez soin de votre réseau! » qu’on vous dit toujours. Ou encore: « N’hésitez pas à leur donner de la valeur et à partager votre savoir avec eux! », entend-on dans plusieurs conférences sur le réseautage un peu partout. Quelle est la vraie valeur de cet engagement que vous avez avec votre réseau? Est-ce-que le fait de communiquer avec eux sur une base régulière vous apporte vraiment un plus au final?

D’entrée de jeu, je ne vais pas ici faire le procès de ces plateformes de médias sociaux qui sont de plus en plus nombreuses. Elles répondent toutes à une clientèle très particulière et, étant donné leur popularité, on peut assumer qu’elles ont toutes leurs raisons d’être! Ceci dit, le simple fait d’être présent sur une plateforme et d’y avoir un profil ne suffit évidemment pas pour créer un réel avantage, spécialement quand vient le temps de le faire pour des raisons professionnelles.

Engager une réelle conversation

Quand on parle de réseaux sociaux, on doit immédiatement penser à une relation entre 2 personnes. En résumant au plus simple, il s’agit en effet de relations que nous avons avec les personnes que nous connaissons, ou pas. Dans certains cas, il y a beaucoup plus de personnes que nous connaissons réellement sur une base personnelle dans le réseau. Dans d’autres cas, celui des célébrités ou de ceux et celles qui acceptent tout le monde ou pire, qui achètent des abonnés (oui oui, il y en a encore qui font ça!), c’est plutôt l’inverse. Mais peu importe lequel des 2 portraits correspond à votre réalité, vous devez avant toute chose, pour faire grandir et nourrir votre réseau, engager une réelle conversation.

« … Avant tout, il faut savoir écouter et participer selon les intérêts de votre réseau. »

Dans la grande majorité des cas, et j’inclurais le mien même encore aujourd’hui par moment, la conversation est plutôt unidirectionnelle. Centrée sur ses besoins personnels, elle fait abstraction des principes fondamentaux de relations interpersonnelles. Comment réagissez-vous dans une première « date », lorsque vous vous rendez compte que votre prétendant ne fait que parler, parler et encore parler? Il n’a pas terminé sa question qu’il enchaîne immédiatement avec un commentaire suivi d’une autre question, sans arrêt, pendant tout le repas. Vous avez hâte qu’il prenne une bouchée pour avoir enfin un répit et pouvoir espérer placer un mot. Mais non. Voilà que ça recommence. Comment vous sentez-vous? EXIT le prétendant n’est-ce-pas? Aussi joli et sexy soit-il…

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Le réel défi sur les réseaux sociaux est d’engager une conversation qui, parfois, peut s’étaler sur plusieurs jours voire semaines. C’est un peu différent d’une réelle conversation et c’est facile d’y perdre le fil. Mais avant tout, il faut savoir écouter. Et participer selon les intérêts de son audience.

Développer votre réseau dans l’intérêt des autres

En fait, comme j’ai pu récemment lire dans le livre de Mark W. Schaefer s’intitulant « ROI », Return on influence, le réseau ne se développent jamais comme on aimerait avant qu’on cesse de le faire dans nos propres intérêts. Aussi étrange que ceci puisse paraître, quand on centre le but des conversations et du réseautage sur nos intérêts, on n’apporte que très peu aux gens qui nous entourent.

« Au lieu de chercher comment je pouvais retirer de mon réseau et qu’est-ce-que je pouvais retirer de celui-ci, je devais simplement me demander ce que mon réseau pouvais retirer de moi et m’assurer que ça demeure optimal. Ça devait répondre à LEURS attentes! »

Michael A. Stelzner, auteur du livre « Launch » et aussi l’homme derrière le site « Social Media Examiner » a écrit dans son livre, « J’ai découvert une meilleure façon de se vendre. J’ai réalisé que si je venais simplement et gratuitement en aide aux gens, je n’aurais pas à leur demander d’aide en retour. Si je faisais pour les autres exactement ce que j’aimerais qu’ils fassent pour moi, je n’aurais pas à leur demander de le faire ».

Et il ajoute: « Ma façon de penser était complètement à l’inverse de ça auparavant. Au lieu de chercher comment je pouvais retirer de mon réseau et qu’est-ce-que je pouvais retirer de celui-ci, je devais simplement me demander ce que mon réseau pouvais retirer de moi et m’assurer que ça demeure optimal. Ça devait répondre à LEURS attentes! ».

Faire réagir le réseau

Dans son livre, Mark W. Schaefer parle en long et en large du site Klout, qui établit le niveau d’influence des gens sur les réseaux sociaux. Cette « note » est fixée par un algorithme qui évolue de jour en jour. Mais en gros, ce que ce résultat établit, c’est l’habileté à mobiliser son réseau lorsqu’on publie sur le web.

Par exemple, inutile de dire que lorsque Justin Bieber publie sur son fil Facebook ou Twitter, qu’il sera à tel ou tel endroit, ou qu’il vient de s’acheter un chien ou qu’il aime bien tel ou tel produit, son réseau se mobilise immédiatement et réagit fortement et instantanément. C’est cette capacité à faire réagir une foule de gens que mesure essentiellement Klout.

« Faites abstraction du fait que vous soyez dans une conversation virtuelle et faites-le convenablement! C’est votre seule façon de réellement bâtir un réseau solide et durable! »

Donc, il faut se poser la question suivante: lorsque je publie quelque chose sur le web, est-ce-que je suscite l’intérêt? Est-ce-que les gens aiment, partagent ou commentent ce que je publie? Si la réponse est « non » ou « très peu », probablement que votre classement d’influence Klout est très peu élevé. Vous pouvez d’ailleurs visiter le site pour l’obtenir gratuitement si vous êtes curieux de voir ce qu’il en retourne. La moyenne des internautes s’établie autour de 40 sur note qui se calcule sur 100, selon certaines sources.

Commenter pour commenter?

J’ai publié maintenant presque 400 billets de blogues dans les dernières 6 années. En général, la majorité des textes que je publie suscite une certaine réaction. Certains ont même eu la chance d’être partagés à plusieurs dizaines de milliers de fois. J’ai donc eu à répondre à plusieurs centaines de commentaires obtenus suite à ces publications. Je ne sais combien de fois j’ai reçu des commentaires sur un article, auquel j’ai pris soin de répondre dans la grande majorité des cas. Engagement oblige!

Dans le cadre de ces réponses, j’aime bien terminer en posant une question à l’occasion. Question d’en savoir plus sur les attentes ou les besoins de mon audience. Maintenant, expliquez-moi une chose. Pourquoi engager une conversation, émettre un commentaire sur un texte, si ce n’est pas pour réellement engager une conversation. Je m’explique. Nombre de fois je répond à un commentaire en terminant avec une question mais celle-ci demeure sans réponse. Je vous dis, sans avoir de statistique exhaustive pour mesurer, facilement 75% du temps! Vous pensez à quoi là? Commenter sans donner suite? C’est une situation fréquente pour vous d’engager la conversation avec quelqu’un dans la vie pour ensuite tourner les talons lorsqu’on vous pose une question? Voilà!

Bref, prenez soin de votre réseau. Agissez avec lui comme vous agissez dans la vie avec les gens que vous côtoyez. Faites abstraction du fait que vous soyez dans une conversation virtuelle et faites-le convenablement! C’est votre seule façon de réellement bâtir un réseau solide et durable!

Un réseau qui aura une valeur réelle pour vous…

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